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Diastème : quels traitements pour fermer l’espace entre les dents ?
Communément appelés « dents du bonheur », les diastèmes sont des phénomènes plutôt courants, dont l’impact sur la santé est considéré comme négligeable. Un diastème peut être réduit ou fermé, mais la bonne méthode dépend de sa cause, de sa largeur, de la position des dents et de l’état des gencives. L’orthodontie, par exemple, rapproche réellement les dents, tandis que le composite ou les facettes modifient surtout leur forme pour réduire l’espace visible. Dans certaines situations, une frénectomie, c’est-à-dire une petite intervention sur le frein situé entre la lèvre et la gencive, peut être envisagée, tout comme le traitement d’un éventuel problème parodontal.
Chez l’enfant, certains diastèmes sont physiologiques et peuvent se refermer avec la croissance.
Le coût d’une intervention varie fortement selon la technique choisie et le remboursement reste limité, en particulier chez l’adulte.

Est-ce difficile de combler un diastème ?
Combler un diastème n’est pas forcément difficile. Un petit espace entre deux dents correctement positionnées peut parfois être corrigé rapidement avec du composite. À l’inverse, un diastème lié à la position des dents, à une dent absente ou à une maladie parodontale nécessite une prise en charge plus complète.
La difficulté dépend principalement de quatre éléments : la largeur de l’espace, la position des incisives, leurs proportions et surtout la cause du diastème.
Deux personnes ayant un écart de taille similaire entre leurs incisives centrales peuvent donc recevoir des traitements très différents. Dans un cas, il suffira de modifier légèrement la forme des dents. Dans l’autre, il faudra repositionner les dents par le biais d’un traitement orthodontique.
C’est pourquoi la taille du diastème, seule, ne permet pas de savoir si sa fermeture sera simple ou complexe. Le diagnostic précède toujours le choix du traitement.
Qu’est-ce qui provoque un diastème ?
Un diastème peut avoir plusieurs origines : développement de la dentition, différence entre la taille des dents et celle de l’arcade, microdontie, agénésie, frein labial, habitudes fonctionnelles ou encore certaines pathologies dentaires et parodontales. Identifier cette cause est primordial pour choisir le bon traitement.
Chez l’enfant, un espace entre les incisives centrales peut faire partie du développement normal de la dentition. Il est notamment fréquent pendant la dentition mixte et peut diminuer avec l’arrivée des dents permanentes. La présence d’un diastème chez un enfant ne signifie donc pas automatiquement qu’un traitement est nécessaire.
Chez l’adulte, un diastème peut avoir plusieurs causes : des dents naturellement petites, ce qu’on appelle une microdontie, l’absence d’une dent depuis la naissance, appelée agénésie dentaire, un décalage entre la taille des dents et celle de la mâchoire, une mauvaise position des incisives ou encore un frein labial qui influence l’espace entre les dents.
Un espacement peut également être associé à une migration dentaire ou à une affection parodontale. Un diastème qui apparaît ou augmente à l’âge adulte mérite donc davantage d’attention qu’un espace ancien et parfaitement stable.
En pratique, la question la plus importante n’est pas seulement « comment fermer cet espace ? », mais d’abord « pourquoi est-il présent ? ». Traiter uniquement l’espace sans tenir compte de son origine peut conduire à une réponse esthétique inadaptée ou moins stable dans le temps.
Comment choisir la bonne méthode pour fermer un diastème ?
Plusieurs techniques permettent de fermer un diastème. Voici les plus courantes :
| Technique | Comment agit-elle ? | Principal intérêt | Principale limite |
| Orthodontie | Déplace les dents | Corrige leur position réelle | Traitement plus long |
| Composite | Augmente légèrement leur largeur | Rapide et conservateur | Ne déplace pas les dents |
| Facettes | Modifient forme et proportions | Correction esthétique plus globale | Plus invasive |
| Frénectomie | Agit sur le frein labial | Utile dans certaines indications | Ne constitue pas une solution universelle |
| Traitement de la cause | Corrige une pathologie ou anomalie | Indispensable dans certains cas | Dépend entièrement du diagnostic |

Il n’existe pas une méthode supérieure aux autres pour tous les patients. Les techniques les mieux établies ne sont efficaces que lorsqu’elles correspondent à l’origine du diastème et à la situation dentaire du patient.
Le traitement orthodontique pour fermer un diastème
L’orthodontie permet de déplacer progressivement les dents afin de fermer réellement l’espace qui les sépare. Le traitement peut être réalisé avec des bagues ou, lorsque la situation le permet, avec des aligneurs transparents. Notre guide complet sur l’appareil dentaire détaille ces différentes solutions.

Contrairement au composite, l’appareil dentaire ne cherche pas à augmenter artificiellement la largeur des incisives : il agit sur leur position dans l’arcade.
L’orthodontie est notamment pertinente lorsque les incisives doivent réellement être rapprochées, lorsqu’il existe plusieurs espaces, lorsque l’alignement général doit être corrigé ou lorsque le diastème s’intègre dans un problème d’occlusion plus global.

Son principal avantage est de pouvoir intervenir sur l’ensemble de l’organisation dentaire. En contrepartie, le traitement demande généralement davantage de temps qu’une restauration esthétique et implique plusieurs rendez-vous de suivi.
Après la fermeture orthodontique de l’espace, une phase de contention est aussi nécessaire afin de stabiliser la nouvelle position des dents.
Quelles autres méthodes permettent de fermer un diastème ?
L’orthodontie n’est pas la seule possibilité. Plusieurs techniques restauratrices ou chirurgicales sont couramment utilisées, selon l’origine et la forme du diastème.
Le composite dentaire
Le composite permet d’ajouter directement une résine de la couleur de la dent sur les incisives. En augmentant légèrement leur largeur, le chirurgien-dentiste réduit ou fait disparaître l’espace visible.
Cette technique est réellement intéressante lorsque les dents sont déjà correctement positionnées mais que leurs proportions laissent apparaître un petit espace. Elle permet souvent une intervention rapide et relativement conservatrice, pour un coût limité.
Les facettes dentaires
Les facettes peuvent également modifier la largeur et la forme apparente des incisives. Elles trouvent davantage leur place lorsque le projet ne concerne pas uniquement le diastème mais aussi la forme, les proportions ou la teinte des dents.

Elles impliquent cependant une intervention plus importante sur la dent que l’ajout direct de composite et doivent plutôt être envisagées lorsque l’objectif est de modifier plus largement l’esthétique du sourire, par exemple la forme, la largeur, la longueur, la symétrie ou la teinte des dents, et pas uniquement de fermer l’espace entre les incisives.
La frénectomie
Une frénectomie consiste à modifier ou retirer une petite partie du frein, le tissu qui relie l’intérieur de la lèvre supérieure à la gencive.

Chez certaines personnes, ce frein descend très bas entre les deux incisives et peut contribuer à maintenir un espace entre les dents. Cela ne signifie toutefois pas qu’il faut systématiquement l’enlever.
L’intervention est surtout envisagée lorsque le praticien estime que le frein joue réellement un rôle dans le diastème, souvent en complément d’un traitement orthodontique. Chez l’enfant, on évite généralement d’intervenir trop tôt, car l’espace peut encore évoluer naturellement avec la croissance et l’éruption des dents permanentes.
Comment puis-je combler un diastème ?
Lorsqu’il n’est pas nécessaire de déplacer les dents, un diastème peut parfois être comblé en ajoutant du composite sur les incisives ou, dans certaines indications, avec des facettes. L’objectif est alors de modifier légèrement leurs proportions afin que les deux dents se rejoignent visuellement.
Le composite est généralement l’approche la plus conservatrice des deux. La résine est ajoutée directement sur la dent et façonnée pour recréer une forme harmonieuse.
Cette solution fonctionne surtout lorsque la largeur finale des incisives reste naturelle. Fermer un espace trop important uniquement en élargissant les dents pourrait au contraire créer des proportions peu équilibrées.
Dans certains cas, orthodontie et dentisterie restauratrice peuvent être associées : les dents sont d’abord repositionnées, puis leur forme est légèrement corrigée pour obtenir le résultat recherché.
Quel est le composite le plus adapté pour fermer un diastème ?
Tous les composites ne donnent pas le même résultat sur toutes les dents. Pour fermer un diastème, le matériau ajouté doit avoir une couleur et une transparence proches de la dent naturelle, tout en étant assez solide et facile à polir. Le « meilleur » composite dépend donc surtout de la dent du patient et de la situation à traiter.
La frénectomie permet-elle vraiment de fermer un diastème ?
Une frénectomie ne ferme pas systématiquement un diastème à elle seule. Elle peut être pertinente lorsqu’un frein labial participe réellement au maintien de l’espace, mais son indication doit être évaluée dans le contexte de la dentition et du traitement orthodontique, s’il y en a un.
Chez l’enfant en particulier, les diastèmes peuvent évoluer spontanément avec l’éruption des dents permanentes. Les dernières études parues recommandent d’éviter une chirurgie précoce réalisée uniquement parce qu’un espace est visible, surtout chez l’enfant.
Lorsque le frein de la lèvre contribue réellement au diastème, une frénectomie peut être envisagée. Elle est souvent associée à un traitement orthodontique destiné à rapprocher les dents, puis à un suivi pour limiter le risque que l’espace ne réapparaisse.
Quel traitement choisir selon l’origine du diastème ?
Le choix doit partir du diagnostic, pas de la technique que l’on souhaite utiliser.
| Situation | Traitement pouvant être envisagé |
| Incisives petites mais correctement positionnées | Composite ou facettes selon le cas |
| Incisives réellement écartées | Orthodontie |
| Plusieurs espaces ou mauvais alignement | Orthodontie |
| Agénésie dentaire | Traitement orthodontique et/ou restaurateur |
| Frein labial impliqué | Orthodontie ± frénectomie |
| Maladie parodontale | Traitement parodontal en priorité |
| Diastème physiologique chez l’enfant | Surveillance possible |
La largeur visible de l’espace ne suffit pas à déterminer la meilleure solution. Un examen clinique, et parfois des examens complémentaires, permettent d’évaluer la position des dents, leurs dimensions, l’occlusion et les tissus qui les entourent.
Combien coûte le traitement d’un diastème ?
Le prix d’un traitement de diastème dépend davantage de la technique employée que de l’espace lui-même.
À titre indicatif, les tarifs observés en France en 2026 peuvent se situer dans les ordres de grandeur suivants :
| Traitement | Prix indicatif |
| Composite esthétique | Environ 250 à 500 € par dent |
| Facette en céramique | Environ 800 à 1 400 € par dent |
| Orthodontie adulte | Environ 600 à 1 500 € par semestre selon la technique |
| Frénectomie labiale | Environ 100 à 250 € dans de nombreux cabinets |
Ces montants sont uniquement des repères : les honoraires varient selon la complexité, le praticien, le nombre de dents concernées et la durée du traitement. Pour l’orthodontie, les honoraires du praticien sont libres. Un devis doit impérativement être remis avant le traitement.
Deux patients présentant un diastème similaire en apparence peuvent avoir des parcours de traitement très différents. Pour l’un, deux restaurations en composite peuvent suffire ; pour l’autre, plusieurs mois d’orthodontie seront nécessaires. Le budget varie donc selon la solution retenue.
Au-delà du prix, il faut aussi tenir compte de la durée du traitement, de son caractère plus ou moins invasif, de l’entretien, de la stabilité du résultat et de l’objectif esthétique.
Le traitement d’un diastème est-il remboursé ?
Non. À de rares exceptions près, la fermeture d’un diastème n’est pas remboursée lorsqu’elle répond à un objectif esthétique. Composite, facettes ou orthodontie chez l’adulte restent donc le plus souvent à la charge du patient. Certaines mutuelles peuvent toutefois prévoir un forfait, notamment pour l’orthodontie adulte ou certains soins dentaires non pris en charge par l’Assurance Maladie.
Avant 16 ans, l’orthodontie peut être prise en charge sous conditions. Une demande d’accord préalable est nécessaire et le traitement doit notamment commencer dans les six mois suivant cet accord et avant le 16e anniversaire. Le traitement orthodontique est remboursé sur une base de 193,50 € par semestre, jusqu’à six semestres.
Après 16 ans, l’Assurance Maladie prévoit une exception pour un semestre d’orthodontie réalisé avant certaines interventions chirurgicales portant sur les maxillaires. En dehors de ce cadre, la prise en charge dépend de la complémentaire santé.
Pour le composite, les facettes ou une frénectomie, le remboursement dépend de la nature exacte de l’acte et de son indication. Une intervention réalisée uniquement dans un objectif esthétique ne bénéficie pas nécessairement de la même prise en charge qu’un soin médicalement indiqué.
Le plus simple reste donc de demander un devis détaillé au praticien, puis de l’adresser à votre mutuelle afin de connaître précisément le reste à charge.
Après la fermeture du diastème : comment éviter qu’il revienne ?
Fermer l’espace constitue une première étape. Maintenir le résultat dans le temps en est une seconde.
Après un traitement orthodontique, les dents peuvent avoir tendance à se déplacer à nouveau sous l’effet du remodelage des tissus, de la croissance et des différentes forces exercées dans la bouche. C’est ce phénomène que l’on appelle la récidive orthodontique. Pour la prévenir, quelle que soit la raison du traitement initial, la contention orthodontique est indispensable : c’est elle qui assure la stabilité du résultat final.
Elle peut prendre la forme d’une gouttière amovible ou d’une contention fixe collée derrière les dents.
Dans le cas d’un diastème refermé, le maintien de la position des incisives est particulièrement important, puisqu’une récidive peut se traduire par la réouverture progressive de l’espace.
Parmi les solutions de contention fixe, eZtain développe des dispositifs sur mesure usinés en PEEK, un polymère médical non métallique et biocompatible.
Quand un diastème doit-il amener à consulter ?
Un diastème ancien et stable n’a pas la même signification qu’un espace qui apparaît ou s’élargit progressivement.
Une consultation devient importante en cas de mobilité des dents, saignement des gencives, déplacement progressif, traumatisme, perte d’une dent ou apparition récente d’un espace chez l’adulte.
L’objectif est alors de vérifier que le diastème n’est pas la conséquence d’un problème dentaire ou parodontal avant d’envisager une correction esthétique.
Faut-il forcément fermer un diastème ?
Non. Un diastème ne constitue pas automatiquement une maladie ou une anomalie qu’il faut corriger.
Certaines personnes souhaitent le conserver, tandis que d’autres ressentent une gêne esthétique ou sociale suffisante pour envisager un traitement. Dans d’autres situations, l’espace s’intègre à un problème orthodontique ou médical qui justifie une prise en charge.
La bonne décision repose donc sur quatre questions simples : quelle est la cause du diastème, existe-t-il une indication médicale, quel résultat souhaitez-vous obtenir et quelles contraintes êtes-vous prêt à accepter ?
Plusieurs techniques permettent aujourd’hui de fermer un diastème. L’essentiel est de commencer par comprendre l’origine de l’espace avant de choisir entre orthodontie, composite, facettes ou traitement complémentaire. Une fois les dents repositionnées, la stabilité du résultat et la contention doivent elles aussi être intégrées au plan de traitement.