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Peut-on passer une IRM avec un fil de contention dentaire ?
Rédigé par le Dr Nicolas Philippides, orthodontiste, Mis à jour le 23/07/2026.
Oui, il est généralement possible de passer une IRM cérébrale avec un fil de contention dentaire. Le principal enjeu n’est cependant pas la sécurité du patient, mais la qualité des images : certains fils métalliques peuvent créer des artéfacts, particulièrement lorsque la bouche, les sinus ou la base du crâne doivent être examinés.
La nécessité d’une dépose dépend du matériau du fil, de la zone étudiée et du protocole utilisé. Il est donc indispensable de signaler sa contention au centre d’imagerie avant l’examen. Seuls le radiologue et l’équipe d’IRM peuvent confirmer si elle peut rester en place.
Les contentions en polymère non métallique, comme le fil eZtain en PEEK, ne présentent pas les mêmes problèmes de susceptibilité magnétique que les fils en acier. Pour comprendre les différences entre les solutions disponibles, consultez également notre Guide complet sur le fil de contention.
Avant votre IRM
- Ne retirez jamais votre fil vous-même.
- Prévenez le centre d’imagerie avant le rendez-vous.
- Demandez à votre orthodontiste le matériau exact du fil.
- Ne programmez une dépose que si l’équipe médicale la demande.
- Si une dépose est nécessaire, anticipez la suite de votre solution de contention avec l’orthodontiste.
- Avant votre IRM
- Comment fonctionne l’IRM cérébrale ?
- Matériaux & compatibilité (acier, titane/Ni-Ti, PEEK)
- Protocoles cliniques : comment les radiologues et orthodontistes décident
- Pourquoi replacer le fil de contention après l’examen ?
- Est-il possible de faire une IRM avec un fil de contention dentaire ?
- Puis-je porter des appareils de contention en plastique pour l’IRM ?
- Est-ce qu’un plombage dentaire peut gêner une IRM ?
- Peut-on passer une IRM avec un appareil de contention métallique ?
- FAQ
- Conclusion : une IRM cérébrale sereine, une contention préservée
Comment fonctionne l’IRM cérébrale ?
L’IRM cérébrale fonctionne grâce à un champ magnétique très puissant, associé à des ondes radio. Ce champ magnétique aligne les particules d’eau présentes dans le corps (les protons), puis les ondes les stimulent. Lorsqu’elles reviennent à leur position normale, elles émettent un signal que la machine capte pour créer une image en coupe du cerveau.
Trois phénomènes sont pris en compte lorsqu’un patient porte un dispositif orthodontique :
- L’attraction magnétique : lorsqu’un fil est correctement collé, les forces observées sont généralement insuffisantes pour provoquer son déplacement. Il faut néanmoins signaler tout fil décollé ou endommagé avant l’examen.
- L’échauffement : les études disponibles observent un échauffement limité des dispositifs orthodontiques fixés. La vérification reste de la responsabilité de l’équipe d’imagerie.
- Les artéfacts d’imagerie : Dans le cadre des fils de contentions métallique, il s’agit du principal enjeu. Certains métaux perturbent localement le champ magnétique et peuvent créer des zones déformées ou difficilement interprétables.
L’importance de ces artéfacts dépend du matériau, de la taille du dispositif, de sa distance avec la zone examinée et des séquences utilisées. Les fils en acier peuvent notamment altérer l’imagerie de la bouche et de certaines structures voisines, tandis que le titane produit généralement des artéfacts beaucoup plus faibles. Une étude clinique de 2023 confirme cette différence entre les matériaux.
Un dispositif en PEEK étant non métallique, il évite les artéfacts liés à la susceptibilité des métaux. La présence du fil doit malgré tout être déclarée au centre d’imagerie mais il n’aura aucun impact sur la suite de l’IRM et ne nécessite pas de dépose.
Matériaux & compatibilité (acier, titane/Ni-Ti, PEEK)
La décision de retirer ou non un fil avant l’IRM dépend surtout du matériau :
| Matériau | Réponse au champ magnétique | Impact image / nécessité de retrait |
| Acier inoxydable | Ferromagnétique ; susceptibilité élevée | Peut produire des artéfacts importants, surtout près de la bouche. Une dépose peut être demandée selon la zone examinée. |
| Titane / Nickel-titane | Faible susceptibilité, non ferromagnétique | Produit généralement des artéfacts limités. La dépose est rarement nécessaire, mais la décision appartient au radiologue |
| PEEK & composites plastiques | Matériau polymère inerte, classé MR Safe | Pas d’artéfact détectable ; aucune dépose requise C’est dans cette catégorie que s’inscrit le fil eZtain, entièrement radio-transparent. Prix indéférieur sur le long terme. |
En résumé :
- un fil métallique en acier peut parfois altérer les séquences très sensibles, mais reste sûr ;
- un fil en titane ou en Ni-Ti n’impose quasi jamais de dépose ;
- un fil en PEEK, comme celui proposé par eZtain, est totalement invisible pour l’IRM et élimine la contrainte logistique de retrait-repose.
Protocoles cliniques : comment les radiologues et orthodontistes décident
Les recommandations actuelles s’appuient sur trois piliers : la norme de marquage ASTM F2503 (MR Safe / MR Conditional), les données cliniques sur la chaleur et l’arrachement, et l’ampleur réelle des artéfacts.
- Référentiel de sécurité. La norme internationale ASTM F2503 exige que tout dispositif destiné à entrer dans l’environnement IRM porte une mention “MR Safe”, “MR Conditional” ou “MR Unsafe” accompagnée d’icônes normalisées. Un fil en PEEK entre dans la catégorie MR Safe, tandis qu’un fil en acier est plutôt MR Conditional.
- Données thermo-mécaniques. La revue systématique de Dobai 2022 conclut que ni la chauffe (< 2 °C) ni les forces de décollement ne sont dangereuses pour les patients ; le seul enjeu reste l’image elle-même.
- Position de la lésion cible. Une étude menée sur des patients montre qu’un fil en acier peut généralement rester en place pour une IRM du cerveau. Il ne serait retiré que si l’examen vise directement des zones proches de la bouche, comme les sinus ou la gorge.
En pratique :
- Le radiologue vérifie la mention ASTM ou la nature du matériau.
- S’il s’agit d’un fil en acier et que l’examen concerne les sinus ou la base du crâne, il peut recommander de le retirer (dépose puis repose).
- Pour un fil en titane, Ni-Ti ou PEEK, le retrait n’est habituellement pas indiqué ; une simple déclaration sur la fiche patient suffit.
- Orthodontiste et radiologue doivent documenter conformément à l’approche evidence-based recommandée par le consensus 2024 de la communauté dentaire.
Cette collaboration radiologue-orthodontiste garantit un radiodiagnostic fiable et évite les déposes couteuses et inutiles.
Pourquoi replacer le fil de contention après l’examen ?
La contention n’est pas un « bonus » mais la garantie de la stabilité à long terme : 70 à 90 % des patients présentent un déplacement mesurable des incisives mandibulaires après l’arrêt de la rétention, même plusieurs années après la fin du traitement. Un fil de contention est obligatoire sur immédiatement après la fin de votre traitement, mais reste vivement conseillé à moyen terme.
Une étude de 2023 montre par ailleurs qu’un tiers des fils collés finissent par se décoller ou se rompre au bout de quelques années ; à chaque rupture, le risque de récidive bondit, surtout chez l’adulte où la densité osseuse évolue encore.
Concrètement :
- Une période sans contention ne provoque pas systématiquement un déplacement visible, mais elle expose les dents à un risque de récidive.
- Reposer le fil le jour même (ou le lendemain) élimine cette fenêtre de relâchement.
C’est aussi l’un des intérêts d’une contention non métallique comme eZtain : son fil en PEEK évite les artéfacts liés à la susceptibilité des métaux et réduit ainsi les situations dans lesquelles une dépose pourrait être envisagée. Sa présence doit néanmoins toujours être signalée au centre d’imagerie.
Est-il possible de faire une IRM avec un fil de contention dentaire ?
Oui, dans la majorité des cas. Un fil correctement collé n’est pas automatiquement incompatible avec une IRM. Certains fils métalliques peuvent néanmoins créer des artéfacts à proximité de la bouche. Dans tous les cas, signalez votre contention au centre d’imagerie avant l’examen.
Puis-je porter des appareils de contention en plastique pour l’IRM ?
Oui. Les gouttières ou fils de contention en PEEK (polyéther-éther-cétone) comme proposé par eZtain Lab ne contiennent aucun métal : ils ne sont pas attirés par l’aimant, n’échauffent pas les tissus et restent invisibles sur les clichés. Leur retrait n’est pas nécessaire ; signalez-les simplement au radiologue.
Est-ce qu’un plombage dentaire peut gêner une IRM ?
Un plombage dentaire ne représente généralement pas un danger pendant une IRM. Selon sa composition et la zone examinée, il peut toutefois produire des artéfacts localisés. Signalez au radiologue les plombages, implants, couronnes et autres dispositifs dentaires présents en bouche.
Peut-on passer une IRM avec un appareil de contention métallique ?
Oui, un petit fil métallique collé peut rester en place pour une IRM cérébrale. Mais il peut créer un léger artéfact et peut nécessiter une dépose de votre fil de contention. Avec un fil en PEEK, aucun retrait n’est nécessaire et l’image reste parfaitement nette.
FAQ
Oui, Toujours : indiquez sur le questionnaire de sécurité la présence de votre contention. Il adaptera les séquences et confirmera si le fil peut rester.
Hors prise en charge, le décollage puis recollage d’un fil peut représenter 150 € à 200 € selon le cabinet. Choisir un fil compatible IRM évite ce surcoût.
Contactez votre orthodontiste dès que possible ; même quelques semaines sans contention suffisent pour que les dents se déplacent. Une réparation rapide prévient la récidive.
Conclusion : une IRM cérébrale sereine, une contention préservée
Les études sont claires : un fil de contention collé n’empêche pas une IRM cérébrale fiable, mais l’acier peut parfois créer un artéfact gênant, surtout si l’examen cible les zones basses du crâne. Le titane est mieux toléré. Le PEEK, comme celui utilisé par eZtain, est totalement invisible à l’IRM : aucun retrait, aucune gêne, aucun compromis. Informez simplement l’équipe médicale et, si un retrait est nécessaire, veillez à faire reposer le fil sans délai : une contention interrompue, même temporairement, peut suffire à faire bouger vos dents. Avec 0% de taux de casse sur 5 ans, eZtain prévient de plus les frais lié aux remplacement des contentions cassés ou décollés.
Information médicale : cet article fournit des informations générales et ne remplace pas l’évaluation du radiologue ou de l’orthodontiste. La décision de conserver ou de déposer un dispositif appartient à l’équipe médicale responsable de l’exame
À propos de l’auteur
Le Dr Nicolas Philippides est orthodontiste diplômé de l’Université de Strasbourg, titulaire d’un CES en orthopédie dento-faciale. Fort de plusieurs années de pratique en cabinet, il a accompagné des centaines de patients dans leur traitement orthodontique, avec un engagement constant pour la stabilité et le confort à long terme.
Face aux limites des contentions classiques, il décide en 2022 de fonder eZtain Lab : un projet né d’un constat clinique simple mais récurrent — trop de récidives dues à des fils mal adaptés ou trop fragiles. En collaboration avec l’INSA, il développe une nouvelle génération de fils de contention en PEEK, sur mesure, confortables et durables.
Aujourd’hui, ses recherches et son expérience nourrissent une seule ambition : proposer des dispositifs fiables, conçus pour durer, et adaptés aux exigences de l’orthodontie moderne.